On se fait un foot ?

J’ai jamais été fan de foot. Honnêtement, j’ai jamais été fan de sports collectifs tout court. Mais là, taper dans un ballon sans avoir de but, en plein milieu d’une soirée pique nique au parc Jeanne Mance, c’était tout juste ce qu’il fallait. Puis les soirs à 20 degrés dehors, ici à Montréal, c’est une aubaine.

Escort pour une soirée chic

Alors que je prends mon vélo pour aller à la salle de sport, je suis interrompu par un gars dans la cinquantaine me disant bonjour avec un fort accent anglophone. Si ce n’était pour ma curiosité naturelle, je continuerais mon chemin sans répondre. Parait même que je suis le premier à répondre à ses salutations, ce qui engage une conversation sur la politesse des Québécois.

Après ca, la suite d’évènements est insolite. Il m’invite boire une bière. Toute sa famille, en vacances ici pour un anniversaire, m’invite au restaurant. J’accepte de venir boire un coup. Le restaurant est situé Jacques Cartier, visiblement cher. Ils me commandent une salade, ainsi qu’un Vosne Romanée à 350 dollars à partager.

Tout cela se déroule dans une ambiance lunaire où cette famille venue de Toronto et d’Edmonton vit leur vie de famille avec un étudiant français rencontré quelques heures plus tôt. Me serais-je embraqué dans un plan douteux, ou encore pire, un guet-apens ? On dirait que non. Il parait même que c’est tout à fait normal d’être embarqué dans ce genre de plans par des Américains. Tu passes d’inconnu, à meilleur pote, à inconnu en l’espace de quelques heures. Mais ils sont généreux et toujours contents de rencontrer du nouveau monde.

En conclusion : la soirée se passe au mieux, le vin est bon, la salade plutôt basique. C’est un de ces restaurants faussement chics, vendant de la nourriture faussement française à des touristes venus en famille visiter le Vieux Montréal et son air européen. Mais quelle soirée mémorable.

Hugo qui ?

Hugo Décrypte, évidemment. A l’occasion de l’ouverture de sa branche québécoise, Hugo Décrypte est venu à l’UQAM faire une présentation aux étudiants en journalisme. Autant dire qu’on a pas grand chose à faire ici. Ca fait quand même drôle de voir une star internationale en personne. Il raconte l’histoire de sa chaîne, les défis du journalisme aujourd’hui, il répond aux questions des étudiants et surtout, il fait des blagues. Quel rigolo celui la.

Les péripéties des français à Montréal

Les moments entre amis continuent de rythmer ma vie ici. On s’organise des soirées, des moments de révision à l’université et des sorties en ville. Moi, j’amène mon repas à chaque occasion, ca va de soi. Ce ne sont pas des moments qui se racontent, mais des moments qui se vivent ou au mieux, s’immortalisent en mémoire et en photo.

Mission d’ordre politique

Clotilde m’informe d’un évènement organisé par l’Atelier Paysan et la FLIP (Front de Lutte pour un Immobilier Populaire) sur un terrain appartenant au réseau de chemin de fer du Québec. En journée, le marché propose des fruits et légumes frais accessibles à tous. Le soir, tout le monde se rassemble autour d’un repas offert pour se rencontrer et organiser des actions anarchistes pour le droit au logement pour tous.

Je prends un peu de lecture proposée par l’association et une lasagne végétale et viens m’asseoir sur les rails avec Clotilde et Zac, son mec. C’est agréable d’être un peu éloigné du centre ville et d’entendre les insectes du soir au milieu d’une végétation libre. C’est sans compter sur la police, qui s’est jointe à la fête après un appel passé par un conducteur de train passé un plus tôt.

C’est un évènement pacifique, mais il reste qu’on est sur un terrain privé. Ils nous donnent une heure pour profiter de l’air frais et discuter entre nous de tout et de rien, avant avoir de nous virer. C’est sûrement grâce à la bouffe qui leur a été offerte, et surtout grâce au fait qu’on est tous trop sympas.

Voyage en orient

A l’occasion d’un cours sur le tourisme, une cohorte d’étudiants et moi partons en sortie dans Montréal. L’objectif : analyser l’espace. Je suis étudiant en géographie. Après tout, c’est ce qu’on fait à longueur de journée. Ça ne nous n’empêche pas de faire des touristes dans notre propre ville.

On traverse le quartier latin, les murs peints des habitations du quartier d’à côté, le Quartier des Spectacle et ses grandes tours de verre avant d’arriver au quartier chinois. C’est la première fois que je le vois alors que je me suis juré de venir l’explorer dès mon arrivée. Il est petit, mais charmant, si on ignore les explications du prof qui le présente comme hyper touristifié.

Je trouve quand même qu’avec ses restaurants, ses magasins de souvenirs et de babioles faussement orientales et ses salons de massage douteux, le quartier a du charme. Des lanternes et drapeaux sont suspendus dans les rues et de nombreux passants parlent chinois bien trop fort. Je repère un magasin de thé et une épicerie asiatique d’importation où acheter tout ce dont j’ai besoin pour cuisiner et faire des soupes misos. J’y retournerai, c’est sûr.

A court de titres

Pourquoi toujours devoir mettre des titres à ce que je raconte ? C’est vrai, des fois je fais des choses qui ne méritent pas tout un récit. Il m’arrive de me balader, de faire des banalités ou de rencontrer des paysages urbains et des musiciens méritants d’être photographiés sans contexte.

Le soleil ne se couche jamais vraiment le long de la rue Sainte Catherine. Les parois de verre des immeubles reflètent constamment les rayons du soleil sur les pavés. Et ces deux vieux jouant de la musique devant le métro Mont Royal ? Ils ont compris quelque chose à propos de l’univers que le commun des mortels ne peut pas espérer comprendre.

Léonardo, toujours aussi beau

Pour la première fois depuis que je suis arrivé, on s’organise un cinéma entre amis. On décide d’aller mater Une bataille après l’autre, avec DiCaprio à l’affiche. Conclusion : bon film. Puis il y a pas à dire, ca fait plaisir d’avoir des places à moins de 10 euros.