Avec la clique au piknic electronic
J’ai très tôt été informé du caractère fêtard de Montréal. On m’a présenté la ville comme le hot spot festivalier du Canada. C’est vrai que depuis que je suis arrivé, de nombreux événements de la sorte ont eu lieu. Alors je me suis dit qu’il était temps que je vive la scène festivalière montréalaise, surtout que l’automne approche vite, très vite. J’ai équipé ma monture et j’ai pédalé en direction du pont Jacques Cartier.

La première chose que je remarque, c’est la vue. Bordel quelle vue. A Grenoble, nombreux sont ceux qui se moqueraient du manque de dénivelé de Montréal. Mais c’est justement ce qui rend un moment comme celui là si spécial. Quand on passe ses journées à naviguer dans des rues serrées, avec comme seuls points de repaire des monstres de verre et d’acier, prendre un peu de hauteur fait l’effet d’une bouffée d’oxygène. Enfin bon, nous emballons pas trop, ca reste une route…



La perspective qu’offre le pont sur la ville laisse l’observateur remarquer la linéarité unique des rues nord-américaines. J’ai sans aucune blague un ami qui habite rue Saint Denis – celle traversant le campus du l’UQAM – à 8 kilomètres de ce dernier. Il y a beau y avoir des voies cyclables et des arbres le long des rues, c’est toujours l’Amérique du Nord.

Je réalise seulement la largeur du Saint Laurent. La portion du pont allant jusqu’à l’île Saint Hélène (ma destination) traverse à peine la moitié de la largeur du fleuve. On est à des années lumières du Drac et de l’Isère ! J’arrive enfin au parc Jean Drapeau, ravi par les performances de mon bolide. Je sens qu’il aurait pu faire le double de la distance sans broncher.


C’est dans ce parc que se trouve la célèbre biosphère de Montréal : un musée dédié à l’environnement entièrement contenu dans une boule de verre et d’acier. Mais c’est pas pour lui que je suis là, vraiment pas ! Je rentre enfin dans le festival, après une queue pas tout à fait interminable (mais presque) et un passage par la sécurité qui m’a fait bien suer (j’avais un couteau suisse dans ma trousse). Le soleil se couche derrière les buildings du centre ville de l’autre côté du fleuve. Mon premier réflexe aurait pu être de le prendre en photo, mais j’avais bien trop faim pour ca.


Pour ce qui est de la musique, disons que ca faisait l’affaire. C’était de l’électro, pas nécessairement à mon goût mais largement suffisant pour mettre l’ambiance et nous faire danser comme des junkies au milieu de la foule. L’avantage de la soirée, c’est surtout qu’elle s’est finie tôt. Pour certains, c’était juste un before. Pour moi, c’était le moment parfait pour prendre mon vélo et me diriger vers mon lit.

La biosphère est sublime lorsqu’elle s’allume et change de couleur après la tombée de la nuit. J’emprunte le pont Jacques Cartier dans l’autre sens, cette fois accompagné. La vue sur la ville illuminée est spectaculaire. Le pont scintille tandis qu’on le traverse, comme électrisé par le passage des véhicules.
Bonne année et bonne santé
Bien que mes objectifs principaux en venant à Montréal étaient de m’amuser et de découvrir un maximum de choses, je me dois tout de même de rester fidèle à mes principes. Les deux semaines que j’ai passées sans salle de sport depuis mon arrivée m’ont permis d’allouer tout mon temps à la niaiserie. Il est temps que ca change. Un retour à une activité physique régulière s’impose. Je ne compte évidemment pas passer mes journées à la salle. En somme, c’est une question d’équilibre.

Tout ca pour dire que j’ai reçu ma carte étudiante. C’est avec la belle tête de taulard que j’ai sur cette photo que je vais pouvoir accéder gratuitement au complexe sportif de l’UQAM. Piscine, salle d’escalade, terrain de basket, salle de sport… Tout est à portée de bras. Le meilleur dans tout ca ? C’est juste à côté de chez moi. Je sens que je vais y passer du temps dans ce trou à rats.


World Press Photo & shooting photo
Tristan propose au groupe de se retrouver au marché Bonsecours du Vieux Montréal pour assister à l’édition World Press Photo de cette année. Le World Press Photo, c’est une prestigieuse organisation de photographie journalistique qui a pour mission d’exposer au monde les événements les plus marquants de l’année. Conflits armés, catastrophes naturelles et humanitaires… Tous les maux du monde moderne y sont immortalisés grâce au travail fabuleux de ces courageux photographes et journalistes.


Ca, je ne le savais pas avant d’arriver sur place. Les images sont dures et l’ambiance dans la salle le reflète. Nous restons plus d’une heure à regarder les photographies et lire les légendes, submergés par ce que vivent toutes ces âmes aux quatre coins du monde. Pour autant, elles sont fascinantes. Elles sont fascinantes de par les émotions transmises, l’authenticité des moments capturés et le danger bravé par les photographes pour prendre de telles images.


Pour alléger l’ambiance, le groupe propose de s’asseoir en terrasse pour boire un verre. J’avoue que l’idée me séduit, bien que mon budget m’impose un verre d’eau. On se dirige alors vers la Place Jacques Cartier, puis bifurquons sur la rue Saint Paul pour y trouver notre bonheur, sans succès. En attendant, inspiré ou pas par l’exposition, on s’échange l’appareil photo pour immortaliser notre swag.





Notre soirée nous mène au Vieux Port, où on se pose pour réfléchir à la suite des événements. Le soleil se couche et les mouettes nous tournent autour. On décide de se retrouver sur le plateau pour manger un bout. Je rentre rapidement à la maison pour prendre un pull et me dirige vers notre point de rendez vous alors que la nuit s’installe.



Je m’assois avec eux à la terrasse d’un burger et pique quelques frites à Tristan. Sarah nous invite à finir la soirée chez elle, histoire de se poser et de boire quelques coups. La réponse est oui à l’unanimité. Elle vit dans une colocation pleine d’artistes. Il y a au moins un instrument par pièce et les murs sont à peine visibles derrière les posters.

Mots de la fin
Pour le prochain blog, je vais casser la chronologie pour publier les photos de la randonnée de cette semaine. Je dis ca en sachant que personne m’en voudra, surtout que vous serez pas déçus par les paysages. Je suis toujours aussi heureux de vous partager mes aventures depuis Montréal, et je peux vous assurer que ca continuera tant que je m’amuserai (ce qui n’est pas prêt de s’arrêter). Je vous aime et je vous embrasse !!








Encore un super article qui nous plonge dans ton quotidien. J’ai juste des sueurs froides quand tu filmes en pédalant, mais c’est parce que je suis ta mère !! Tes amis ont l’air formidables je les aime déjà. La ville est magnifique. Je t’embrasse et vivement le prochain article !
Je devrais filmer et publier plus souvent les trucs dangereux que je fais 😉 Gros bisous, le prochain arrive bientôt !
J’attends le moment où tu publies comme une ado attend sa série ! Profite bien de ton 2 roues avant que la météo ne te bloque à la salle de sport. Tes photos sont belles et bien représentatives de tes commentaires.Tes amis ont l’air cool. Je comprends l’inquiétude de Céline, surtout soit prudent sur ta monture et pense à investir dans un manteau chaud ! Nous sommes à Sauve il fait beau 20 degrés. Bisous
L’hiver approche et ne t’inquiète pas, je m’équipe en conséquence 😉 On est qu’en octobre et les températures baissent, alors j’ai intérêt à faire vite ! Ca me fais toujours autant plaisir de voir que ca te plais de suivre mes aventures !! La France me manque (et vous surtout). Je vais continuer à vous donner des nouvelles au travers du blog. Bisous :3