Il m’arrive souvent de sortir avec mon appareil photo sans objectif autre que de découvrir et de capturer la vie montréalaise. J’ai dans un premier temps pensé créer des articles dédiés à l’exposition de ces photos, prises non pas dans un but illustratif, mais contemplatif. Je prends au final la décision de les intégrer dans mes blogs, entre récits et anecdotes.
Le Marché de nuit asiatique de Royal Mount
Montréal est un véritable melting pot : une multitudes de cultures rassemblées en communautés se côtoient. Afin de célébrer les cultures asiatiques, le Marché de nuit asiatique a organisé plusieurs rassemblements au sein de la ville afin de faire découvrir les spécialités culinaires d’extrême orient. Je décide d’aller à la dernière édition de l’année, organisée lors du dernier week-end du mois d’août.


J’y vais avec Mathilde, une amie fraichement rencontrée lors de la journée d’accueil de l’UQAM. Le précédent marché était organisé au Quartier chinois de Montréal. Cette édition est organisée à Royal Mount, en périphérie de la ville. C’est l’occasion de prendre le métro et de sortir du chaos du centre ville, pour, je découvre, aller en trouver un autre dans un centre commercial.

Trouver le marché est… compliqué. Les passants auxquels on demande de l’aide ne sont même pas au courant qu’un marché a lieu. C’est grâce à notre génie mutuel que l’on trouve au final l’entrée du centre commercial au sein duquel se trouvait le parking sur lequel le marché est installé. Je savais en venant ici que les asiatiques aimaient la viande, et que j’allais sûrement devoir me contenter de peu. Tout de même, je suis agréablement surpris par quelques options végétales nouvelles pour mon palais.


La soirée fut courte mais plaisante. Après avoir bien mangé et s’être raconté nos vies, nous rentrons chez nous en prenant le métro direction Berri UQAM. J’avoue à ce moment là encore subir le décalage horaire. Après tout, je n’étais arrivé que cinq jours plus tôt…
Du Plateau au Mont Royal
Du haut de ses 234 mètres de haut, le Mont Royal domine la ville à laquelle il donne son nom. C’est Jacques Cartier qui le nomma ainsi en 1535-1536 en honneur du roi de France François 1er. Si j’y vais ce soir là, c’est pour voir la ville d’en haut, illuminé par le soleil couchant, ainsi que pour découvrir le Plateau sous ses plus beaux jours. Je découvre que cette colline est bien plus qu’un simple point de vue. C’est un lieu de rencontre entre amis, de retrait du chaos urbain, de balade sportive, récréative ou contemplative.



Ma marche début sur le Plateau, que je traverse par le boulevard Saint Laurent. Le quartier est calme, attestant de la fin de la saison touristique estivale. Le soleil se couche lentement, projetant ses derniers rayons sur les briques rouges des bâtiments.




J’arrive ensuite au Parc Jeanne Mance, située au pied du Mont et dominé par le Monument à sir George-Étienne Cartier. J’y découvre des pelouses investies par des groupes d’amis et des familles. Je regarde à gauche et j’aperçois la skyline montréalaise.



L’ascension commence. J’ai complètement sous-estimé le dénivelé en planifiant cette marche. Le Mont Royal est presque aussi haut que la bastille de Grenoble, et ca grimpe fort. D’autant plus que pour accéder au belvédère Camillien-Houde, je décide de prendre le chemin le plus accidenté possible. Surtout que j’ai été prévenu par un panneau avant la montée… Je me retrouve à m’accrocher à des roches avec un bras et essuyer la sueur sur mon front avec l’autre (t’inquiète pas maman, si j’écris ça c’est que je suis vivant).


La vue me fait instantanément oublier l’effort. J’aperçois entre les feuillages une large étendue urbaine : c’est le Mile End et la Petite Italie. Des ponts en bois me dirigent vers le belvédère alors que le soleil se couche droit devant.



La vue depuis le belvédère est à couper le souffle. Je vois au loin le stade olympique de Montréal, le Saint Laurent et quelques reliefs lointains. Je ne suis pas le seul à admirer la vue ce soir. Les touristes et les locaux s’accordent par leur simple présence sur le fait que l’ascension en vaut la peine.


Je m’empresse ensuite de me diriger vers le clou du spectacle : le belvédère Kondiaronk. Il offre une vue merveilleuse sur Ville Marie et ses buildings ainsi que sur les collines montérégiennes du Sud Ouest du Québec. Il commence à faire si sombre sous la canopée que j’hésite à allumer la lampe torche de mon téléphone. A ma droite se profile entre les arbres la croix du Mont Royal, bordée de petites lumières colorées. Je continu mon chemin dans le noir, et c’est alors que j’aperçois le chalet du Mont Royal, et, peu après, la vue tant attendue.




Je me mêle à la foule admirant la vue et fait de même jusqu’à qu’à la nuit noir. J’entends les rires s’intensifier alors que la Skyline s’illumine. Je sors mon repas de mon sac (une salade de pates bien méritée) et le déguste satisfait de mon ascension et décidé à revenir aussitôt que l’automne et ses couleurs arrivent.
Un mal pour un bien
Je sais, l’article d’aujourd’hui est court, mais c’est pour une bonne raison ! Je procrastine l’écriture depuis déjà une semaine et le retard s’accumule. La raison première est évidement la flemme. Mais même si ca revient au même, l’idée d’avoir à écrire des plus petits articles me motive bien plus que l’idée de faire un unique et immense article racontant toute ma semaine d’une traite. Ce que ca veut dire concrètement, c’est que le prochain devrait arriver plus vite que celui la.
J’espère que le récit de ma sortie au Mont Royal vous a plus et que vous allez tous bien. Pour ma part ca va super, et j’ai très hâte de vous montrer la suite. A très bientôt !








Voyager par ton intermédiaire c’est génial, très plaisant et enrichissant ! Je vois que tu visites, découvres, que tu fais des rencontres…. Tout ce dont tu rêvais ! Profite à fond. Au plaisir de te lire à nouveau. Bisous
Je suis content de savoir que lire mon blog te plaise autant que l’écrire me procure de plaisir ! Je ne compte pas m’arrêter de faire toutes ces choses de l’année. Après tout, c’est pour ça que je suis là 😉
Bisous