Avec les partiels et les dernières journées avec les copains avant qu’ils rentrent en France, j’ai pas trop eu le temps d’avancer sur mon blog. J’annonce que cette période est terminée ! Je suis déterminé à rattraper tout mon retard d’ici le début des cours de la deuxième session, ce qui me laisse… deux semaines. Bon, ça va le faire.
Il y a deux mois, j’ai visité Ottawa avec Allo!, le programme de l’UQAM à destination des étudiants étrangers. Ils organisent, entre autres, des trajets touristiques autour de Montréal. Pour mon premier voyage avec eux, je suis allé à Ottawa !

C’est une matinée fraiche mais ensoleillée. On se retrouve tous devant le pavillon DS pour attendre les bus (pendant une éternité). Confort maximal, et de courte durée. Ottawa n’est qu’à deux heures de Montréal, de l’autre côté de la frontière québécoise, en Ontario.

Le bus nous dépose à la colline du Parlement. Je ressens les premières températures négatives de l’année, et ça pique ! On se rassemble autour du feu au centre de la cour pour le briefing et la photo de groupe (que tu peux trouver sur l’Instagram d’Allo, si tu cherches bien, puis c’est l’occasion de voir ce qu’ils font d’autre).
Le parlement, ou l’école des sorciers

Le plan est simple : on nous laisse en liberté jusqu’au départ du bus le soir même. On nous donne quelques idées de visites. Une impression dominante ressort déjà : il y a pas grand-chose à faire dans cette foutue ville. Il y a les beaux bâtiments historiques habités par le gouvernement (en travaux), et plein de musées. À part ça, c’est une ville calme. Il y a des bureaux au centre-ville, et au-delà, on sait pas trop. C’est pas pour autant qu’on a pas envie d’explorer.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je tiens à remercier Tristan, le brave qui a pris presque toutes les photos et vidéos de ce séjour, et sans qui cet article de blog n’aurait pu exister.

Avec la team, on se dirige vers un des bâtiments bordant la cour, en prenant soin d’éviter les merdes de bernaches sur notre chemin. Ces vieux édifices ont un charme, je dois dire. Ça fait du bien de voir des trucs « vieux » dans ce pays où tout est récent. On s’est tous mis d’accord sur le fait que tout ça nous rappelait pas mal Poudlard.




Par contre, derrière notre dos, c’est ce genre de décor qui se dresse… Les images ne rendent pas bien compte de l’ambiance qu’on a ressentie dans cette ville. Je sais qu’on est là un jour férié (ce que je n’ai compris que plus tard), mais c’est quand même pas mal mort. Les rues sont vides, surtout en comparaison avec Montréal. Le Parlement et autres bâtiments historiques font tache dans ce décor de verre et d’acier, où toutes les rues sont longues et se coupent en angle droit.


Le paysage s’ouvre quand on arrive à un belvédère. Il donne vue sur la rivière des Outaouais, qui sépare l’Ontario du Québec, et Ottawa de Gatineau. De l’autre côté, on aperçoit un drôle de bâtiment, qui aurait carrément pu être construit sur Naboo, avec ses toits verts arrondis. C’est le musée de l’histoire du Canada.





Où sont donc les gens ?
Après s’être bien caillé le jonc, on est redescendu pour faire un tour dans la rue piétonne la plus animée d’Ottawa ! Oui oui, c’est bien la rue avec les pavés rougeâtres… Impressionnés, c’est comme ça que je qualifierais notre état à ce moment-là.



Celle là, elle est bonus.

Des soldats, une cornemuse et des lunettes de soleil
Et là, que voilà sur notre chemin ! Mais oui voyons, une cornemuse ! On aurait pas autant fait les gros yeux si on était au courant à ce moment-là que c’était la fête nationale. Des soldats (et musiciens en jupe) parcouraient joyeusement les rues d’Ottawa pour montrer la gloire de leur nation.

Je suppose que c’est à ça que ressemble la gloire. Me voilà bien cynique aujourd’hui. On s’est bien amusés tout de même, bien qu’on ait passé plus de temps à se demander ce que pouvaient bien penser ces pauvres gars en uniforme.


Voilà ce qu’on en pense, nous, jeunes et fièrement français, de la gloire du Canada.


Les halles du By Ward Market
C’est bien beau tout ça, mais des jambes, ça a besoin d’énergie pour marcher. On a décidé d’aller jeter un coup d’œil au By Ward Market, à la Basse-Ville. C’est fou, c’est comme si on se retrouvait tout à coup dans une toute autre ville. Les buildings disparaissent au profit de petits bâtiments colorés abritant bars et restaurants.




Le By Ward Market est en fait une halle. On y retrouve plein de restaurants et de magasins de souvenirs et autres objets inutiles. J’avoue qu’on a kiffé les peluches de lama, on aurait dit du vrai. Sam, lui, a trouvé le couvre-chef parfait pour les jours frais et venteux : une chapka en fourrure de lama (blague).


Le choix du repas a été facile : où qu’ils aient décidé d’aller manger, aucune option végane n’aurait été disponible. J’ai pris les choses en main comme un grand, et je suis allé manger tout seul au Peace Garden. En plus du moment de solitude bien apprécié, j’ai mangé une délicieuse lasagne végétale. Tout le monde était adorable et résolument zen.

Un musée s’apprécie le ventre plein
Bien rassasié, je retrouve les autres sous l’araignée. J’ai cru comprendre qu’elle était connue, mais j’en sais pas plus. En tout cas elle fout les jetons. Le soleil pointe le bout de son nez en se frayant un chemin entre les nuages, juste à temps pour la traversée du pont Alexandra.




De l’autre côté de la rivière, on tombe nez à nez avec le Musée d’histoire du Canada. Son architecture unique nous happe instantanément. On garde quand même en tête qu’on a un bus à prendre le soir même. Faudrait pas qu’on reste bloqués dans cette ville.



On est rejoint par Rebecca, une amie que je me suis fait dans l’avion en venant à Montréal. On s’est dit qu’on se tiendrait au courant dans le cas où un de nous deux irait dans la ville de l’autre. C’était vraiment nice de revoir la première personne que j’ai rencontrée lors de ce voyage.


C’est vraiment un beau musée. Mais comme à chaque fois dans des grands musées comme celui-là, il faudrait revenir au moins trois fois pour avoir le temps de faire le tour confortablement. Il y a trop de choses à apprendre pour une visite. On ressort toujours submergé par la quantité d’informations reçues.


Ottawa sous la pénombre
Le soleil est déjà derrière l’horizon quand on retrouve l’air extérieur. La ville s’illumine et je dois dire qu’elle a un charme sous cet angle. Ça fait du bien de ne pas se sentir minuscule au milieu d’une ville interminable, comme c’est le cas à Montréal. Au loin, on aperçoit quelques reliefs sombres révélés par le ciel bleu foncé en arrière-plan.


Sur le chemin vers le point de rendez-vous, on repasse devant la colline du Parlement. Le monument devant lequel les deux soldats marchaient quelques heures plus tôt est maintenant éclairé d’en bas, et laisse apparaitre les silhouettes des soldats ayant combattu il y a plus de cent ans.


On est bien contents de retrouver le confort d’un fauteuil rembourré et d’un chauffage après une journée de marche. J’ai bien aimé visiter cette ville. Elle n’essaye pas d’être autre chose que ce qu’elle est. Elle est calme et pleine d’histoires. Elle n’a pas les néons et les rues bondées de Montréal, mais elle a son charme. La nuit a fait ressortir un aspect de la ville que le jour cachait. Je ne retournerai surement jamais à Ottawa, mais je suis heureux d’avoir fait sa connaissance.








Encore une fois j’ai été happée par le déroulé de tes aventures. Merci de prendre le temps de nous faire découvrir tous cela. Toujours de belles photos qui illustre bien tes écrits ! Gros bisous
Merci de suivre mes aventures avec autant d’enthousiasme ! Bisous
Comme toujours ton reportage est passionnant et très vivant.
Que de belles choses tu découvres.
Je t’aime mon Grand.
Magnifique encore une fois. Elle a l’air d’avoir beaucoup de charme cette ville. L’araignée c’est Maman, une sculpture de Louise Bourgeois.
Oui c’est ca ! Tristan m’avait dit comment elle s’appelait. La mémoire est sélective je suppose. Ottawa est une ville sympa mais un peu vide pour être honnête :D. Elle est bien moins vivante que Montréal. On y travail et on y réside, mais c’est tout.
So British ! J’ai retrouvé un petit côté Londres dans les photos, c’était intéressant et ça change vraiment de Montréal. C’était chouette aussi de te voir en photo à travers l’objectif du poto Tristan. Gros bisous, vivement la suite !
Oui c’est ca ! Elle nous faisait pensé à un parc Disney. Il y a des bâtiments totalement différents qui se côtoient, tout ça dans une ville en quadrillage. Mais c’est vrai que c’est unique au Canada cette architecture. On retrouve quelque chose de similaire au Vieux Montréal et au Vieux Québec, mais pas cet effet château !
It looks extremely British. I understand the feeling of being happy to see something old after so long.