Alors que certains ont décidé de rentrer à Montréal après la Virée Trad, d’autres, bien plus inspirés, ont décidé de prolonger le voyage d’une journée. Ces personnes, c’est nous, et on va au parc national du Bic. C’est une grande première pour moi. Comme tout le reste, vous me direz, et vous aurez raison. Mais je n’ai réellement jamais entendu parler de ce parc dans le passé. C’est la grande découverte.



Pour prolonger le confort, ce soir, on dort dehors ! En camping, plus précisément. Avant de se diriger vers notre emplacement, on passe par l’accueil pour acheter une pile de bûches. Le soleil nous réchauffe pour le moment, mais on sait que la chaleur du jour ne durera pas.


Hôtel 5 étoiles sous la voute étoilée
Nous débarquons, sortons nos affaires de la voiture et nous attelons à la fastidieuse tâche de la préparation du camp. C’est la première fois que je monte une tente. Celle que la colocataire de Clotilde m’a prêtée s’avère être très simple à monter. Ma foi, je sens qu’on va bien dormir.




Ça nous a pris du temps, mine de rien. Le soleil se couche derrière les arbres et on décide d’aller lui dire au revoir à la plage. Je pars à pied pour apprécier l’ambiance unique du lieu et prendre quelques photos. Je ne vois pas une seule voiture passer et la solitude me va à merveille.







Faire des ricochets face au soleil couchant
On arrive à destination ! Je me passerai de faire une blague sur le nom du lieu. Au-delà du chemin, une longue plage sombre s’étend du nord au sud. Laissée au naturel depuis de longues années, elle laisse voir le travail rythmique des vagues. Des rangées ondulées d’algues sont interrompues par des arbres morts polis par les courants.












En silence, on profite tous les cinq de la beauté de la fin de journée. C’est fou de se dire que la Terre se permet une telle vue du soleil tous les soirs. Les couleurs orangées à l’horizon ont cette capacité folle à calmer et donner le sourire. En faisant des ricochets, on est l’unique source de perturbation.










Au coin du feu
La journée terminée, on rentre tous au camp pour allumer un feu. Plus jamais je me moquerai en regardant Koh-Lanta… Les températures sont à la limite du négatif et la condensation rend humides nos buches et toutes les brindilles de la forêt. Bien que l’on soit équipé d’allumettes feu, il nous faut bien une heure pour maintenir une flamme. Mais quel réconfort. La condensation gèle sur les tentes et les fait briller. À ce moment-là, s’éloigner du feu est inenvisageable. Mais ça tombe bien, c’est là qu’on y rigole le plus.

Le brouillard se dissipe
Le lendemain, après une nuit des plus confortables, je me réveille un peu avant les autres pour explorer les environs. J’avais prévu de faire une courte randonnée au lever du soleil. Mais le froid glacial et le brouillard m’ont vite fait retourner dans ma tente. Il me reste tout juste le temps d’aller voir la plage de l’autre côté.


Ce matin-là, la marée est basse. La plage noire est longue et large, alors que le brouillard se dissipe entre les reliefs en face. Le silence est absolu. Il n’y a que des oiseaux qui flottent sur l’eau lisse. Je sais qu’on peut même y voir des phoques.



J’aperçois Eva au loin. Elle remarque quelque chose au bord de la forêt. Des biches pointent timidement leurs nez. Il faut croire que notre seule présence est trop pour elles, qui décident de ne pas s’approcher d’un mètre.


Sur le retour vers le camp, je prends le temps d’observer la végétation et les bâtiments cachés. Après avoir vu cet endroit, je crois que je suis prêt à rentrer à la maison. Je n’ai pas pris de douche depuis quatre jours. C’est un long trajet de dix heures qui nous attend, alors on ne traîne pas et on range nos tentes !


Je suis persuadé que je referai du camping dès que les beaux jours printaniers arriveront. Je sais que l’hiver arrive et que ce week-end était le dernier de son genre avant un moment. Pour autant, l’hiver a son lot de surprises que j’ai hâte de découvrir.








Vous êtes beaux comme ça, appréciant la beauté de la nature. On sent que c’est ressourçant et paisible. C’est vrai qu’on a jamais fait de camping ensemble c’était une première pour toi, il faudra s’organiser ça l’an prochain. Gros bisous !
Une fois de retour à Grenoble attendez vous à ce que je propose des sorties camping en montagne ! C’est pas confortable mais c’est ressourçant. Faut juste penser à organiser ça avant l’hiver 😀
Coucou, c’est un vrai plaisir de te lire et de voir que tu apprécies tout ce que tu vis. Tes photos sont toujours aussi belles mais, autant j’ai rêvé de voir et vivre les paysages de tes autres blogs, que là à la lecture des températures, je suis moins fan ! En tout cas vous paraissez être une belle équipe bien sympathique !! Tu as bien fais de voyager avant l’hiver, il va falloir te résoudre à rester au chaud pour quelques temps !
J’imagine qu’il y a aussi beaucoup à découvrir à Montréal.
Tu nous manques, heureusement que tu nous fais partager ta vie. Gros bisous.
Coucou 🙂 C’est vrai que c’était beau quand même. Si vous prévoyez de venir au Canada cet été vous en verrez des belles choses ! Hâte de vous montrer la suite ! Gros bisous
Mais comme c’est beau ❤️
<3
So proud of you. That’s the life.
More to come !