Oui, j’avoue que je suis très en retard sur les blogs… Deux semaines de retard plus précisément. Mais j’ai une bonne excuse : je n’arrête pas de faire des trucs cool. Ce que ça veut dire, c’est qu’à condition que je me bouge, vous aurez un maximum de trucs intéressants à lire ! Aller, je m’y mets.
Les retrouvailles
A Grenoble, je n’étais pas le seul étudiant de ma fac à avoir comme projet d’étudier à Montréal. En réalité, on était quatre. Clotilde comptait aussi partir étudier en géographie à l’UQAM pendant un an. C’est comme ca qu’on s’est rapproché.
Je savais avant de partir qu’elle arriverait une semaine après moi. Alors le lendemain de son arrivée, on a décidé de se retrouver à Eva B (la fripe dont j’ai parlé il y a quelques semaines déjà) pour manger un bout et regarder ce qui s’y vend. La nourriture était épicée, mais ca faisait du bien de retrouver un peu de familiarité.


Mission vélo(s)
La balade vélo qui s’est substitué à un simple allé retour pour l’achat d’une plante il y a quelques jours de cela m’a fait réaliser ce à quel point je voulais un vélo. Alors j’ai cherché sans relâche ma nouvelle monture sur la marketplace Facebook. Je suis alors tombé sur un vieux vélo de ville repeint à la bombe vendu pour trois fois rien.


A peine le repas avec Clotilde et son gars prend fin que le vendeur me donne rendez vous au centre ville de Montréal, en périphérie des grattes ciels et des tours de verre. Je crève de chaud au soleil mais la dimension de tout ce qui m’entoure m’émerveille juste assez pour que j’oublie la notion du temps et que les trois quart d’heure de trajet se transforment en quelques minutes ressenties.


Le moins que je puisse dire, c’est qu’il a vécu, ce vélo. Mais il a son charme, et je suis ravi d’avoir enfin de quoi braver le code de la route en toute impunité. Je mentirais en disant que c’est là que s’arrête l’histoire. Juste avant d’aller chercher ce vélo, la vendeuse d’un autre vélo repéré sur la marketplace me contacte et me propose d’aller le chercher sur le plateau dans la semaine.


C’est comme ca que je me retrouve, quelques jours plus tard, à aller chercher un deuxième vélo, cette fois en bien meilleur état et équipé d’un cadenas. En attendant, l’autre vélo occupait une place dans le salon… Jugeant qu’un seul vélo me suffisait, je propose à Clotilde de récupérer le premier et de faire un tour sur le plateau au coucher du soleil.



On commence par remonter le boulevard Saint Laurent (le même sur lequel s’est déroulé le défilé de corgis) pour jeter un œil à une adresse repérée avant mon départ de Grenoble : Frenco. Frenco est une épicerie spécialisée dans le vrac et le biologique. Evidement, tout est cher. On se réjouit quand même de la présence d’un tel commerce dans un pays visiblement peu inquiet de la qualité de sa bouffe. En même temps, quand ta spécialité c’est du fromage sur des frites…


Avec Clotilde, on est complémentaire. Alors que j’ai toujours la tête en l’air, elle est terre à terre et prend le temps de regarder ce qui se passe autour d’elle, et à ses pieds. C’est elle qui remarque que le boulevard est jonché de ces jeux peints à même le sol. On a évidemment trouver la quasi totalité des mots sans même faire d’efforts. La journée s’est fini au parc Jeanne Mance assis sur une balançoire à parler de tout et de rien.

De la pluie, des chats et du thé
Clotilde à proposé aux étudiants de l’association de géographie de se retrouver pour faire des rencontres et découvrir la ville. Maëlle a répondu à l’appel et nous a proposé de se retrouver au bâtiment 7, un centre communautaire accueillant ateliers et associations. Le trajet en vélo, certes effectué sous la pluie, m’a permis de passer par le Vieux Montréal, le Vieux Port et quelques zones industrielles abandonnées de la rive du Saint Laurent, ainsi que l’affichage du mythique Farine Five Roses.


Maëlle habite dans un charmant quartier résidentielle de Montréal. Les trottoirs débordent de plantes et de fleurs colorées. Un chat regarde par la fenêtre l’inactivité sans égale de la rue depuis la fenêtre de sa maison. Toujours sous la pluie, nous marchons tous les trois jusqu’au bâtiment 7 dans lequel est sensé se trouver une librairie révolutionnaire (Clothilde est militante, et moi juste curieux).



Le bâtiment 7 est une grande barre en brique rouge entourée de passerelles en bois. On découvre une fois arrivée que la libraire en question n’est pas ouverte, et que nous sommes manifestement les seuls a avoir vu qu’elle était sensé l’être. Fin bref, on déambules, on regarde les ateliers animés depuis les couloirs et faisons un tour au bar sans pour autant s’arrêter pour boire un coup.


On me propose de passer à l’épicerie autogérée Le Détour, histoire de faire quelques courses. On ne peut pas s’y salarier, mais on peut y donner un peu de son temps pour devenir membre et profiter de prix réduits sur tous les produits. Le seul bémol, c’est la distance… Je me vois pas faire ce trajet quand la neige commencera à tomber. Bref, je pars de l’épicerie avec pleins de bons et beaux légumes.

Clotilde nous quitte pour faire les tour des fripes mais ce n’est pas pour autant que je rentre chez moi. Maëlle me propose de passer chez elle pour boire un thé en attendant que la pluie arrête de tomber. Elle infuse un genmaicha (thé vert au thé brun, un de mes favoris) en compagnie de son chat. Il est adorable et c’est un vrai pot de colle.


Après avoir passé plusieurs heures à parler de tout et de rien autour d’un thé, nous nous quittons et je rentre en vélo le long du canal Lachine sous un beau soleil de fin d’après midi. La vue est dégagée et je peux voir au loin une rangée d’immeubles contrastant avec le vert de la végétation luxuriante.









Coucou, merci de nous faire partager ton quotidien. Quel plaisir de te lire, j’aime ton écriture, tes photos et tes anecdotes… Ici depuis dimanche ça sent l’automne, il faisait 11 degrés à 18 h. Bisous à très vite.