La fin des vacances (ou pas)

Après avoir passé plus d’une semaine à découvrir Montréal dans une ambiance vacancière, je dois revenir à la réalité : je suis ici pour étudier. Mais… pour être tout à faire honnête, cette affirmation ne sonne pas très bien à mes oreilles. Le fait d’avoir peu de cours et si peu de temps de trajet pour aller à la l’université fait que je ne ressens pas la fac comme un empêchement au repos et à la découverte. Entre mes cours et mes temps de travail personnels, je continue à voir mes amis et à vivre comme un vacancier. En bref, je vis une vie de rêve.

La première semaine à la fac est surtout une semaine de visite et de présentation des cours. C’est aussi l’occasion de se forger un avis sur les cours et de les modifier si besoin. J’ai d’ailleurs effectué une modification qui va laisser place à un article de blog très intéressant dans le mois qui suit. Indice : quelques jours en pleine nature canadienne.

Je ressors de cette première et légère semaine de cours avec le sentiment que j’ai fais le bon choix en choisissant l’UQAM. Avec les préparatifs, j’ai très peu pensé aux cours, pourtant au centre de mon projet au Québec. L’environnement de travail est vraiment agréable et j’ai hâte de passé mon hiver entre les quatre murs en brique de l’université pour travailler (non vraiment).

J’ai eu l’occasion de visiter l’UQAM lors de ma première semaine à Montréal, ce que j’ai oublié de raconter dans le blog n°1. Voici quelques photos aléatoires prises pendant la visite :

Virée au Vieux Montréal

Le Vieux Montréal est un quartier historique situé dans l’arrondissement de Ville Marie, le même dans lequel je vis. Cela fait plus d’une semaine que je vois la grande roue du vieux port lorsque je me rends à l’UQAM. Je décide alors d’aller y faire un tour à pied, équipé de mon appareil photo. Le trajet commence par la traversée de la rue Saint Denis, une pleine de vie offrant une vue sur l’ancienne cathédrale Saint Jacques, devenue une des entrées du pavillon Judith Jasmin de l’Université.

La route pour arriver au Vieux Montréal est une ligne droite traversant les rues et boulevards très fréquentés de la Ville Marie. On y croise un enchevêtrement de bâtiments anciens et modernes, parfois imbriqués les uns dans les autres.

J’aperçois les rues pavées du Vieux Montréal après une vingtaine de minutes de marche. Le premier bâtiment que je croise est le célèbre marché Bonsecours. Il abrite une quinzaine de magasins de vêtements « made in Québec » bien trop chers pour le commun des mortels. Des bars et boutiques attrape touristes occupent les larges trottoirs de la rue. Outre le fait que je me trouve de tout évidence dans un quartier très touristique, l’architecture est magnifique et le coucher du soleil apporte une luminosité et une douceur parfaite pour une marche du soir.

Mes pas me mènent au Vieux Port, situé juste derrière le marché Bonsecours. Les foodtrucks et stands de souvenirs attirent les foules tandis que j’avance en direction de la balustrade du quai. C’est là que je tombe nez à nez avec la grande roue du Vieux Port, et que deux familles de touristes me demandent de prendre des photos d’eux. Au moins ils étaient sympas.

Au dessus de ma tête, une tyrolienne traverse le port. Je me promet de la faire une fois avant mon retour en France, quitte à tomber dans un piège à touriste hors de prix. Le ciel devient de plus en plus sombre et j’arrive à la fin de la partie touristique du quai.

Je tombe par hasard, au quai de l’horloge, sur le Taco Fest, un évènement dédié à la culture culinaire mexicaine où il est possible de déguster plus de 130 tacos différents. J’avoue sur le moment ne pas être convaincu par le prix de l’entrée et la foule qui circule dans le festival. Je profite tout de même de la musique depuis l’extérieur en observant les mouvements de la surface du fleuve Saint Laurent.

Plante, coucher du soleil et pont Jacques Cartier

Ce qui ne devait être qu’un trajet purement utilitaire pour aller chercher une plante trouvée sur la marketplace Facebook s’est transformé en un tour en vélo au coucher du soleil. J’ai trouvé une très belle plante – une fleure de lune – à un bon prix quelque jours plus tôt. Le vendeur me propose de passer ce soir. Je sors pour prendre un bixi (l’équivalent d’un velib) mais à peine je m’approche de la borne qu’un employé de l’entreprise scanne sa carte pour sortir un vélo et me le donner. En gros, j’ai maintenant la liberté d’aller où je veux, aussi longtemps que je veux, sans avoir à dépenser un centime de ma poche. Ils sont sympas les québécois.

Les rayons dorés du soleil couchant se reflètent sur les briques des bâtiments alors que je longe la rue Ontario Est jusqu’aux faubourgs dans une ambiance de soir d’été. A cette heure là, tout est beau, alors je profite du paysage urbain et prend bien trop de photos et de vidéos pour une seule soirée. Je vois au loin le pont Jacques Cartier, célèbre pont routier reliant Longueuil à Montréal en passant par dessus le Saint Laurent. Je décide d’aller y jeter un coup d’œil. Après tout, rien ne presse.

Je décide d’avoir assez fait attendu le vendeur et me dirige vers son adresse dans le même atmosphère doux et orangé. J’avoue avoir été par moment pas loin de la transe le long de cette balade. Cela fait plus d’une semaine que j’effectue tous mes trajets à pied et je redécouvre la liberté qu’apporte le vélo. Soudainement toute la ville est à ma portée, et je peux la découvrir à l’air libre et sur un coup de tête. C’est décidé, la prochaine étape est l’achat d’un vélo.

Plus qu’à accrocher des cadres au mûr et j’aurai un chez-moi