Plus on est de fous, plus on rit
L’autre jour, quand on est sorti au pied du mont Royal après les premières neiges, on a eu l’idée de s’organiser un week-end en chalet au nord de Montréal. Il a pas fallu attendre une semaine que c’était déjà organisé. Alors nous voilà à récupérer une voiture de location pour passer deux jours à côté de Mont Tremblant entre amis.

On est quatorze, et ça implique un peu d’organisation. Eux, ils ont tout prévu à l’avance et ont écrit une liste. Moi, j’y vais à l’instinct. Je m’empêcherai pas pour autant de bien manger. Conclusion : la moitié de la dépense a été faite dans l’alcool. Logique, quatorze étudiants, ça a soif.



On arrive bien après que le soleil se soit couché. C’est bientôt l’hiver au moment où on arrive au chalet, et on le ressent ! Il y a tellement de neige. J’ai hâte de découvrir le paysage sous la lumière du jour de demain ! En attendant, on va pas aller se coucher tout de suite.


Se réveiller avant les autres
On s’est couché bien trop tard hier pour se lever tôt aujourd’hui. Pourtant, d’une manière ou d’une autre, je suis le premier debout. Je me souviens avoir vu les reflets des lumières du village sur un lac quand on est sorti dans la nuit. Ce matin, j’y suis retourné, histoire de voir.

Un canoë est retourné et couvert de neige près du ponton. À côté, la porte d’une cabane en bois est ouverte. À l’intérieur se trouvent des pagaies et autres équipements nautiques. Il ne m’a pas fallu longtemps avant que je flotte sur l’eau. Sur les berges, je vois des maisons colorées isolées les unes des autres par des rangées de résineux.

Il parait – je l’ai appris que plus tard – que je n’avais absolument pas le droit d’emprunter ce canoë. Ce qui est sûr, c’est que pendant le temps que ça a duré, je me suis pas posé la question une seule seconde. Quel paysage ! Le temps est glacial et la surface du lac imperturbable. On entend seulement les corbeaux et un léger vent.


Je me pose quelques minutes sur les berges d’une plage de baignade enneigée avant de traverser à nouveau le lac pour rejoindre le chalet. Presque tout le monde est debout quand j’arrive.


L’ascension jusqu’au sommet
Quand on était au bord du lac en train de se jeter des boules de neige, on a remarqué la présence d’une croix en haut d’une colline derrière le lac. Certains veulent juste faire le tour du lac, d’autres (moi inclus) ont bien l’intention d’aller voir la vue depuis la colline.




Marcher a dû motiver tout le monde, parce qu’on se met tous à marcher en direction du sommet. Sur la route, j’ai pas arrêté de regarder les maisons. Elles sont trop étranges. Sur plus de la moitié, les volets sont faux, ils sont juste cloués sur le bord des fenêtres. Les murs sont super fins, alors que ça caille dans ce pays de fous ! Le pire, c’est que toutes les maisons sont tordues ou penchées. Je pensais que c’était qu’à Montréal qu’on avait ce traitement de faveur, mais non ! Les Québécois vivent dans des maisons de poupées toutes tordues et mal isolées.




Ah par contre on s’amuse comme des petits fous. À chaque pas, on frôle la glissade jusqu’en bas de la pente, mais rien ne nous arrête.


Tristan est le premier arrivé. Il mérite clairement d’être le premier à finir l’ascension. Il suffit de monter un peu à l’échelle pour arriver au-dessus de la canopée et avoir une vue sur l’enchainement de collines et de villages.





La nuit tombe déjà et il est temps de redescendre jusqu’au chalet pour continuer la soirée d’hier. Tout est magnifique sous cette épaisse couche de neige. Certaines familles ont déjà décoré leurs maisons et les jardins pour Noël.



Manger des bonbons depuis la marmite…
… danser sur le bar, s’enfiler deux paquets de chips par personne, voir qui peut faire rentrer le plus de chamallows dans sa bouche ou qui gagne au babyfoot. Voici une courte liste des choses que peuvent faire quatorze gosses dans un chalet. Le reste de la liste reste au Canada.











Finir par un thé
On a pu négocier quelques heures afin de rendre les clés plus tard. On a essayé, en vain, de se lever tôt. S’il suffisait de nettoyer le chalet, ça irait. Mais il fallait déneiger l’allée et racler toutes les vitres des voitures, alors qu’on est qu’au début novembre ! Vraiment, les pays nordiques, c’est rude.

Avant de rentrer à Montréal, on décide de s’arrêter à Val-David, pas loin du parc régional du même nom. On s’est garé à côté d’un lac à moitié gelé. On s’est évidement battu avec la neige jusqu’à épuisement. Alors pour finir le week-end en douceur, on est allé au café de la gare pour boire un thé et se réchauffer.

C’est ainsi que se finissent ces deux journées passées dans le Grand Nord entre fous. Ce qui est sûr, c’est que ca sera pas les derniers.









Comments (0)